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 l'affliction

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gill

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MessageSujet: l'affliction   Ven 18 Sep 2009 - 13:49

coucou Very Happy
la perte d'un être cher est parfois insurmontable , voici un très beau texte de Rampa , je ne saurais vraiment dire mieux :
« Vous écrivez beaucoup sur la mort et sur les joies qu'elles réserve à ceux qui échappent aux difficultés de la terre, mais vous ne dites jamais rien pour aider ceux qui y restent. Pourquoi ne pas parler, dans votre prochain livre, de la douleur et de l'affliction? Pourquoi n'en dites-vous rien? »

Cette remarque est assez juste. On se trompe si grossièrement sur la douleur et l'affliction. Presque chacun d'entre nous a été frappé par la perte d'un être cher. Ces douleurs sont, bien sûr, terribles et, si vous leur permettez de triompher sur vous, elles vous détruisent inévitablement. Les gens devraient comprendre que le système consacré par notre société actuelle n'est pas toujours le meilleur. Les anciens Chinois, par exemple, avaient l'habitude de rire franchement en contant la mort d'un être aimé. C'était tout simplement parce que montrer leur émotion n'aurait jamais pu faire partie de leur comportement. Il ne restait d'autre attitude que la légèreté - purement artificielle.

Il existe aucun moyen de mettre fin au chagrin causé par la perte d'un être. Seul le temps peut apporter la guérison. Le temps cicatrisera toutes les plaies. Le temps mettra fin aux malheurs de cette terre tourmentée; le temps apportera une fin à la vie elle-même.

Une des grandes abominations de notre époque est l'atitude des entrepreneurs en pompes funèbres, qui, pour des raisons de business, essaient de camoufler la mort en sommeil. C'est ainsi qu'ils maquillent le visage des morts, ondulent leurs cheveux morts et installent le défunt sur des coussins, comme quelqu'un qui se serait assoupi.

On a l'impression que tout, de nos jours, est une manière de conspiration visant à masquer le chagrin, comme s'il y avait quelque chose de honteux à montrer que la mort d'un être aimé vous affecte.

Quand une personne part pour un long voyage à l'autre bout du monde, la possibilité de son retour existe toujours. Mais, quand un être est mort, alors il a bel et bien quitté cette terre, et il est plus que certain qu'il ne reviendra jamais. Le chagrin est souvent teinté d'hostilité - hostilité due à l'impression d'être « laissé » par le défunt. Réfléchissez à cet aspect du problème, qui, bien qu'irrationnel en apparence, est vrai; celui qui reste éprouve une sorte d'hostilité inconsciente à l'égard du défunt. Souvent, aussi, un sentiment de culpabilité. Avons-nous fait tout ce que nous devions pour celui qui souffrait? Aurions-nous pu le sauver? ou amoindrir ses souffrances? Quand nous perdons un proche, nous nous interrogeons tellement, nous cherchons si tout ce qui pouvait être tenté l'a bien été et, si la réponse est négative, elle nous enlève la paix de l'âme.

Il est temps, ce me semble, de voir la mort sous son véritable jour, de la dépouiller de ces monstrueux artifices. Il est temps d'adopter une attitude nouvelle à son égard. On devrait enseigner aux êtres que le chagrin est naturel, normal, que c'est une soupape de sûreté permettant aux émotions étouffées d'être libérées.

Un grand homme comme Churchill n'avait pas peur - quand l'occasion le justifiait - de laisser couler ses larmes; et pour cela, il n'en était que plus grand.

Vous demandez comment aider quelqu'un qui souffre à cause de la perte d'un parent. Ne soyons pas hypocrites et ne parlons pas dans ce cas d'un « être aimé », car pour les jeunes la perte ou la mort d'un parent âgé et encombrant est bien souvent ressentie comme un soulagement. Et ce n'est que parce qu'ils sont honteux de se sentir soulagés qu'ils parlent du disparu en l'appelant « notre parent bien-aimé ».

La première réaction, quand la mort survient, doit être d'en considérer la réalité et d'accepter l'idée que les choses, désormais, seront différentes. Il y aura tout d'abord les inévitables formalités; puis, l'administration, qui n'est pas une personne douée de sensibilité, demandera sa part de ce que le défunt a légué. On peut apporter une aide réelle à la personne dans l'affliction en l'écoutant, en lui laissant dire son chagrin et évoquer le passé vécu avec le disparu. De cette façon, toute culpabilité - si elle existe - s'atténue ou disparaît, et le disparu sera comme libéré.

Il importe d'aider quelqu'un qui est dans le chagrin et de ne pas lui permettre de dissimuler sa peine, car celle-ci doit se libérer. Pour cela, il faut l'écouter. Le refoulement du chagrin peut mener à de très graves problèmes de santé. Et dans les cas extrêmes la schizophrénie peut même apparaître. J'ai vu l'exemple d'une jeune femme équilibrée et en apparence comblée chez qui la mort d'un proche provoqua soudain un dérangement mental grave. Ces choses ne se passeraient pas si les voisins ou les amis entouraient la personne dans l'affliction, l'engageaient, même par une attention silencieuse, à parler et à se livrer.

Que de fois n'ai-je pas entendu la veuve dire: « Si seulement j'avais agi autrement, il serait encore parmi nous aujourd'hui. » Il y a également le cas où celle qui reste seule se lamente de façon déclamatoire, avec des phrases dans le genre de : « Pourquoi m'a-t-il laissée? Que vais-je faire maintenant? » L'aspect le pire, sans doute, du service funéraire est l'éloge du défunt: des phrases vides. Il semble, en effet, que tout être, sitôt disparu, n'a plus que des vertus. Qu'importe si cet éloge exige de mentir et d'embellir ce que fut la vie du disparu. Outre qu'une telle attitude est indigne, elle est malsaine pour celui qui pleure le défunt, car elle l'amène à croire qu'il a perdu quelqu'un d'infiniment plus grand que ne l'était en réalité le disparu.

Un autre cas est celui du mari dont la femme meurt en donnant le jour à un enfant. Devenu père, l'homme éprouve une réelle hostilité envers le pauvre bébé dont l'existence a coûté la vie à la mère. Il semble que ces deux existences soient ruinées, ce qui paraît injuste.

Maintenant, qu'est-ce donc que le chagrin? C'est souvent de l'égoïsme. Souvent une révolte contre tout changement. Et la mort, par ce qu'elle a de définitif, est un boulversement mal accepté.

Je reviens sur l'attitude à adopter envers une personne affligée: encouragez-la à parler du défunt, car les pleurs libèrent. Mettez-la à l'aise gentiment et dites-lui également que la perte dont elle souffre est, bien sûr, terrible, mais que viendra pour elle l'heure de passer de l'autre côté de la barrière qui sépare les morts de ce monde des vivants de l'autre monde. Et, si vous êtes psychologue - et les meilleurs se recrutent parmi les amateurs et non pas chez les soi-disant professionnels - vous pouvez aider très efficacement ceux qui ont besoin de l'être.
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linda

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MessageSujet: L'affliction   Sam 19 Sep 2009 - 1:47

Bonsoir Gill

Merci pour le texte sur la mort.

Je vis souvent tout une game d'émotions face à la mort,elle me révolte,elle me chagrine,elle m'émeut,elle pique ma curiosité etc.

Sur le site internet de l'encyclopédie Agora,il y avait une citation de Confucius.la voici.

«J'ignore tout de la vie,que saurais-je de la mort»

Dans la vie d'aujourd'hui,on dirait qu'il ne faut pas avoir de peine face à la mort,c'est perçu comme une perte de temps,une faiblesse.
Il faut être en mesure de performer le plus vite possible,et exprimer le moins possible notre chagrin,car il y a des choses plus importantes à faire.
C'est ainsi que plusieurs personnes refoulent leurs émotions,et parle peu de la mort de leurs proches.

C'est important de croiser sur notre route,des gens qui ont une belle écoute face au chagrin d'une personne qui vit un deuil.
Juste une présence bienfaisante,peut grandement aidé.

Dernièrement,j'ai lu un texte qui avait pour titre....La mort bavarde...
Dans ce dossier,il y a plusieurs textes qui parlent de la mort,voici l'adresse.

http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/Mort_bavarde

Bonne fin de soirée
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gill

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MessageSujet: Re: l'affliction   Sam 19 Sep 2009 - 15:13

coucou Linda Very Happy
comme les choses seraient plus simple si on utilisait plus ce mot "mort" !
on sait qu'il s'agit d'une séparation provisoire ,
bien sùr c'est très pénible , quand j'ai perdu ma mère j'étais dans un état très pénible et une sorte de bourdonnement dans la tête , j'avais beau me dire qu'elle est dans l'au-delà il y a quand même un choc ,
ce choc il faut "l'apprivoiser" , oui Linda la société est responsable de cette mauvaise approche ,
avec Claudia on rigole de çà ! on se dit : " à quand les vacances ?" car il s'agit bien de vacances quand nous quittons cette école qu'est la vie , quand nous avons appris nos leçons il est temps de se reposer , et ceux qui peuvent enfin prendre ce repos bien mérité ont bien de la chance finalement ! il n'y a rien de cynique là-dedans ,
on nous a appris que la mort est une chose terrible , que l'on risque d'aller en enfer Twisted Evil , on croit que la personne est "perdue" pour toujours et qu'il faut pleurer toutes les larmes de son corps devant une telle tragédie ,
on se croit presque obligé d'être triste à la "mort" d'un ami que l'on connaissais à peine , il y a parfois de l'hypocrisie là dedans , il suffit d'être mort pour avoir les meilleurs qualités du monde comme dit Rampa , alors que de son vivant cette personne nous indifférait plus ou moins !
oui c'est important d'en parler comme dit le texte que tu nous a envoyé Linda , la société fait tout pour nous faire oublier notre prochaine "mort" en montrant à outrance celle des autres dans les info et les films , pendant qques seconde on se dit : "ça n'arrive qu'aux autres!" Wink
I love you cat
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linda

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MessageSujet: L'affliction   Dim 20 Sep 2009 - 1:14

Bonsoir Gill

Ce matin,j'ai lu le texte suivant,il sagit de Winifred G. Barton,qui parle de la mort de sa grand-mère,dans le livre...L'homme nouveau par la métaphysique appliquée.....voici un extrait

«Le jour où je suis revenue de l'île de Wight,maman voulait absolument que j'aille voir le corps exposé avant l'enterrement. J'en avais horreur et je me suis réjouie lorsque j'ai vu grand-maman debout près de moi qui me disait de ne pas faire une chose aussi ridicule.
Ah! combien les adultes font-ils d'embarras pour cette chose mystérieuse qu'est la mort!
Lea années ont passé et les études,le diplôme,la guerre,la cour,le mariage et la mort de mon mari se sont succédé.
J'ai enfin compris pourquoi on réagissait tellement lorsqu'un bien-aimé s'envolait vers une dimension plus heureuse,ne nous laissant qu'une carapace vide,le poids douloureux de cette perte et le lourd fardeau de l'apitoiement sur son propre sort.»fin de l'extrait

Un peu plus loin dans le livre,cette dame explique pour elle,ce qui l'a grandement aidé,voici un autre extrait.

«L'activité est un des meilleurs remèdes à la pitié de soi: se démener,se lancer dans de nouvelles situations,relever de nouveaux défis,s'interesser aux problèmes des autres. J'ai donc décidé de partir pour le Canada.
Là,je me suis remariée et j'ai eu quatre garçons(car le contraire de la mort et de l'apathie,c'était la création de belles coquilles pour que l'énergie vitale les habite» fin de l'extrait

Dans mon cas,lors du décès de ma mère en 1978,je fus très active,des cours qui me passionnait,je sortais beaucoup également.
Ma mère n'avait pas une grande santé,donc elle sortait très peu,elle aimait que je lui raconte les spectacles que je venais de voir etc.
Elle a toujours été bien contente de me voir si active,elle aimait voir que plein de choses m'interessaient.

À son décès,j'ai continué à être très active,je me disais souvent maman aimerait ça que je lui parle des belles sorties,elle serait surement contente de voir que je profite de la vie quand même,même si je vis une grande douleur,le décès de ma mère m'a grandement marqué,mais j'ai passé à travers.
Je la sentais près de moi,je sentais son énergie.

Parfois,je rêvais a elle,je notais mes rêves dans un cahier.
J'ignore tout ce qui arrive après la mort,mais j'ai comme l'impression que ça peut être une belle expérience,j'espère de tout coeur.
La mort m'intrigue,elle me fait peur aussi parfois,je me pose énormément de questions a son sujet....

La mort,reste à mes yeux l'un des plus grands mystère....

Bonne fin de soirée
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gill

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MessageSujet: Re: l'affliction   Dim 20 Sep 2009 - 15:37

bin tu sais Linda , ils sont rares ceux qui reviennent se plaindre de leur mort ! Wink
il suffit de voir ce qu'en pensent ceux qui ont fait une NDE , les témoignages sont tous émerveillés , la plupart regrettent de revenir , leur vision des choses est complètement changée , ils n'ont plus la peur de l'inconnu passqu'ils ont vu !
bizzz I love you cat
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