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 L'ALCOOL, L'ALCOOLISME... LEURS MEFAITS: Et le Yoga !!!

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GERARDMENVUSSA

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MessageSujet: L'ALCOOL, L'ALCOOLISME... LEURS MEFAITS: Et le Yoga !!!   Lun 25 Avr 2011 - 4:30


« Le véritable Ami de l’homme est celui qui s’oppose au mal qui est dans l’homme, non à l’homme lui-même!»

« Dans un combat, on peut vaincre des milliers d’hommes : qu’est-ce que cela en regard de celui qui se vainc lui-même ? Celui-là est le plus valeureux des conquérants !La Victoire remportée sur soi-même : elle a plus d’importance que si l’on battait tous les peuples ! »


LE SAVEZ-VOUS?



(CLIQUER DEUX FOIS GAUCHE SUR L'IMAGE POUR LA VOIR EN ENTIER!)

... Ceci dit :

L'alcoolisme des parents a été relevé dans environ 50 % des cas de délinquance juvénile.
Toutefois, quelle que soit l'importance du risque, il convient de constater que 90 % de la population échappe au fait alcoolique.
Donc on ne devient pas forcément alcoolique avec seulement un facteur favorisant. Tout dépend du poids de celui-ci dans la vie du sujet et de l'importance des autres facteurs.

Par exemple, si les causes favorisantes, d'ordre psychologique et sociologique sont nombreuses chez un individu, celui-ci ne pourra pas, toutefois, pénétrer profondément dans l'intoxication alcoolique si, par suite d'un "sous-équipement enzymatique" (facteurs physiologiques), le moindre excès de consommation le rend malade.
Il faut également rappeler que l'alcool peut compenser une névrose ou une psychose.
Lorsque l'on supprime l'alcool, la maladie mentale apparaît.

Le Docteur FOUQUET considère que la rencontre entre l'homme et l'alcool entraîne obligatoirement une modification de la personnalité. Seuls ceux qui perdront la liberté de s'en abstenir tomberont sous sa totale dépendance.
Cette rencontre de l'alcool avec l'homme qui deviendra un alcoolique commence bien, comme dans la plupart des mariages librement consentis. C'est pourquoi ce "mariage" se poursuit, mais à la longue, il finit toujours par tourner mal, car l'un des partenaires s'avère plus fort que l'autre : l'alcool prend toujours le dessus parce qu'il entraîne une pharmacodépendance,et qu'il est un produit toxique.

L'alcool n'agit en profondeur que lentement ; jamais un consommateur ne pense que s'il persiste, il deviendra peut-être alcoolique et si on le met en garde, il n'y croit pas, il ne peut se concevoir comme étant en train de devenir alcoolique, pour la raison bien simple que, dans le langage courant, un sens péjoratif est donné au mot "alcoolique".
L'alcoolique est trop souvent considéré par la société comme un délinquant; ou même un personnage répugnant; ou dans le meilleur des cas, comme un "être sans volonté"!

Pour se reconnaître alcoolique, il lui faudra arriver à se juger lucidement.
La situation d'alcoolique est très longtemps niée, mais elle peut être perçue d'une toute autre façon si l'on parvient à amener le sujet à prendre conscience du fait qu'il est en état de dépendance progressive.
Sans cette prise de conscience profonde de sa dépendance, le malade alcoolique ne se considère pas comme un malade et ne se reconnaît pas dans l'image pourtant rassurante que lui présentera son thérapeute. Tout être atteint d'une quelconque pathologie, ira consulter son docteur. Le malade alcoolique souffre de tout et de tous, sauf, bien sûr, de l'alcool. Il s'enferme dans une absence résolue de demandes, tant à l'égard des thérapeutes que de ses proches.

Avant de commencer à étudier l'évolution psychologique du malade alcoolique, il ne faut pas omettre de dire que si des millions d'hommes usent et abusent de l'alcool, c'est que le jeu pour eux en vaut largement la peine. Ce n'est donc pas une attitude masochiste qui détermine leur comportement.
Le code de la politesse fait obligation d'offrir de l'alcool, créant ainsi des habitudes qui déterminent un conditionnement. Ainsi, le travailleur immigré, pour se sentir membre à part entière de ces sociétés, consentira à imiter ces habitudes de consommation.
De plus, considéré abusivement comme un aliment, l'alcool devient partie intégrante de la nourriture quotidienne.
Les habitudes de consommation, dans la majorité des familles, déclenchent, dans la sociét,é un rejet de celui qui veut s'abstenir d'alcool. Citons également les mauvaises conditions de vie, de travail, de logement, la monotonie, l'éloignement, les pollutions, le bruit, le Surmenage, etc...

Facteurs psychologiques.

Psychologie génétique :
• Relation privilégiée de la mère,
• Absence de l'image du père, ou au contraire, père trop écrasant.

Psychologiques descriptifs :
• Angoisse,
• Inhibition sexuelle,
• Timidité,
• Perception d'un échec,
• Crainte de l'isolement,
• Peur de déplaire au groupe,
• Crainte du ridicule,
• Déception sentimentale,
• Compensation d'un sentiment d'infériorité.
• Difficulté relationnelles Frustration,
• Auto agressivité, etc...

L'alcoolisme des parents a été relevé dans environ 500O des cas de délinquance juvénile.
Toutefois, quelle que soit l'importance du risque, il convient de constater que 90 % de la population échappe au fait alcoolique.
Donc on ne devient pas forcément alcoolique avec seulement un facteur favorisant. Tout dépend du "poids" de celui-ci dans la vie du sujet, et de l'importance des autres facteurs.

Dans son jugement péjoratif envers les alcooliques, la société ne tient pas compte de ces avantages dont elle bénéficie inconsciemment en tant que consommatrice. Si l'alcoolique disait : « L'alcool me fait du bien, il me plait, pour moi il est bon », la réplique sociale serait sous forme d'un jugement de valeur: « Non seulement vous êtes un être méprisable, mais encore vous vous en vantez! »

Il faut donc, pour obtenir cette confidence, être d'une part en bonne relation avec le malade et être conscient de la façon avantageuse dont l'alcool a modifié son vécu intime et de sa recherche pour rétablir le paradis perdu.
Il est certain que ce peut être une sensation de bien être, l'impression de se sentir mieux dans ses limites, dans sa peau;, de pouvoir mieux parler aux autres, d'être moins inquiet, moins importuné par les contingences extérieures ; ce peut être l'impression de vivre un moment exceptionnel, hors du temps. Ce peut être, également, une superbe indépendance à soi-même et au monde. Ce peut être, encore, l'impression subjective d'un meilleur "fonctionnement".

Petit à petit, dans cet état là, il se sent presque étranger au monde et ce monde lui paraît étranger. Il y a là un vécu personnel secret dont peu d'alcooliques parleront.
Pendant les périodes "d'alcoolisation", le sujet se sent hors de danger, hors des soucis, hors des ennuis, hors d'atteinte et, surtout, hors du temps. Il emploie le terme « faire le voyage ».
Au cours du « voyage », le sujet se supporte comme il voudrait pouvoir toujours se supporter et, s'il utilise l'alcool, c'est qu'à l'état normal, à jeun, il se supporte mal, se sent mal à l'aise.
Lorsque le taux d'alcoolémie baisse, le contour extérieur se précise. Le sujet s'aperçoit que le temps des autres existe et que ce temps des autres redevient le sien.
Ce n'est plus le voyage, c'est le retour au sol; le retour au réel qui est désagréable, maussade, lourd de contrariétés.
Le sujet sent que lui échappe la maîtrise de l'alcool, qu'il se dégrade de plus en plus et qu'il aboutira à une perte totale et définitive de la liberté. Il a un sentiment progressif et croissant d'impuissance, un désir de retourner en arrière, de redevenir « comme avant». Mais comment faire ?
Le médecin et l'équipe soignante doivent aider le malade à découvrir et puis à accepter la maladie alcoolique et ses conséquences.
Une attitude rigide du thérapeute ne peut que le transformer aux yeux du patient en juge, en policier, et, en augmentant son inquiétude, le renforcer dans son refus.

« L'originalité de la maladie alcoolique (Docteur MALKA) réside dans l'obligation où se trouve le thérapeute de prendre en considération l'état psychologique du sujet aux différents stades de sa maladie ».

LA DENEGATION

Un malade refuse de reconnaître sa consommation d'alcool
a) soit que tout en étant lucide sur son état, il se refuse à le reconnaître,
b) soit qu'il nie son état sincèrement, étonné qu'on le soupçonne de boire.

L'alcoolisme du sujet peut être très avancé avant que celui-ci commence à l'interroger sur ses troubles sans se les avouer.
Il n'établit aucun lien entre les signaux d'alarme et l'alcool. Il peut, à la limite, reconnaître quelques excès, mais ceux-ci n'ont aucune incidence sur sa vie, car il en reste maître. Le malade s'efforce de nier pour ne pas s'identifier à une image méprisable: clochard, misérable, demi fou, etc...
« Etre un homme, c'est savoir boire ; les gens tristes ne boivent que de l'eau ». « Lui, il en est maître »

CULPABILITE ANGOISSE

Deux attitudes peuvent découler de cet état
1) « Ivresse joviale » : le malade artificiellement renforcé par l'alcool, triche avec l'angoisse, en adoptant un comportement d'homme heureux et gai, qui trompe les autres, mais pas lui-même.

2) « Ivresse triste » : le malade a perdu le goût de tricher. Il exprime tout son mal d'être en éprouvant une vision claire de son état de dépendance, état qu'il hait et méprise et dont il se sent responsable. Il l'assume comme une faute, un péché, un vice, et s'en culpabilise. Il interprète toute parole, tout acte des autres, comme une condamnation à son égard.
Ce deuxième stade représente un réel progrès.
Maintenant, le malade se sent et se sait malade; se reconnaît comme tel. C'est de cette lucidité que naît son angoisse.
A présent, décidé à guérir en s'abstenant d'alcool, il se trouve brusquement confronté à une réalité avec laquelle il ne peut tricher. Et devant elle, il se sent impuissant.
Cette attitude rend la tâche de l'équipe soignante très difficile. En effet, le malade fait tout pour se faire rejeter.
A toute approche, il répond : « Je ne m'en sortirai jamais, je suis allé(e) trop loin, je suis un homme (une femme) fini(e) ! »
Ce sentiment de "n'être plus rien" naît de ce regard nouveau, lucide qu'il pose sur lui-même et sur une réalité extérieure, difficile, agressive, avec laquelle il doit désormais se mesurer concrètement sans fuite, sans recours à l'alcool.
LE SUJET RACONTE SA VIE : « L'ALCOOL ET LUI »

Certains sujets s'arrêtent au premier ou deuxième stade et ne reconnaîtront jamais la nature de leur mal.
Par contre, s'ils arrivent à franchir cette étape, un progrès très important est réalisé : plus de dénégation, plus de culpabilité, mais un examen objectif détaillé de ce qu'a été l'alcool pour lui.
Maintenant, le malade sent renaître le besoin de communication, il retrouve la dimension du dialogue avec autrui.
Cette première reprise d'échange verbal va s'opérer avec des gens qui ne peuvent être des juges.
Il relate les conséquences tragiques de sa maladie, les répercussions professionnelles, familiales, etc. Mais le plus souvent, il présentera ces conséquences comme la cause même de son alcoolisme.
En fait, le malade ne veut pas encore reconnaître sa responsabilité.
Ce n'est qu'au cinquième stade qu'il se sentira enfin conscient de son problème! L'équipe soignante jouera alors un rôle essentiel, étant donné que c'est elle qui reçoit la première les confidences du malade, les motivations profondes qui ont conduit celui-ci à son état pathologique. La durée de ce stade (et des autres, d'ailleurs) varie selon le sujet et selon le climat plus ou moins confiant dans lequel ils se trouvent placés.

UNE BARRIERE NECESSAIRE ENTRE L’ALCOOL ET LUI.

Jusqu’à présent, les raisons de sa maladie « que le malade ne nie plus maintenant » sont des facteurs étrangers à lui-même.
A cette quatrième étape, le sujet se sent pleinement concerné. Il ne fuit plus son problème, il a le désir profond de s'en libérer, mais il n'a pas encore at-teint la maturité suffisante pour assumer sa totale responsabilité.
En reconnaissant ses excès toxiques, ses erreurs, il ajoutera "qu'il n'avait pas d'autre issue", et que "seul l'apaisement par la boisson lui donnait le courage de vivre, de lutter, de supporter une réalité cruelle".
Il est indispensable d'éveiller chez le malade une conscience très claire de sa responsabilité.
En parlant de « maladie alcoolique », on sécurise le malade, on l'aide à se débarrasser de sa culpabilité, obstacle à la guérison.
Mais cela crée le risque que le sujet s'abrite derrière cette étiquette de « malade » refusant de prendre lui-même en main son problème et son destin, laissant à l'équipe soignante tout le soin de faire de lui un autre homme.
Quelle que soit l'aide que le thérapeute apporte au malade, il est nécessaire de laisser à celui-ci une large marge d'autonomie, de ne pas le contraindre, de lui laisser toujours le choix des décisions, l'initiative, l'amener à se comporter en "adulte", maître de sa destinée. Mais pour arriver à cela, il a besoin de se sentir aimé, accepté, compris. Il voudrait être « comme les autres. »

Soulignons encore le rôle de l'équipe soignante :Contre les tentations alcooliques, contre les motivations qui le poussent à boire, il demande des protections. Il fait alors appel aux médicaments (Espéral, implant, etc.)
C'est donc à des recours extérieurs à lui-même que le malade demande "protection".
Il ne peut pas encore assumer seul sa défense. Là également, beaucoup de malades ne dépassent pas ce stade. Il leur sera toujours nécessaire de recourir à des « recettes » pour maintenir leur abstinence.
Aussi incomplet qu'il soit, ce stade comporte un grand espoir de réussite.

ABOLITION DE LA BARRIERE PROTECTRICE ENTRE LE MALADE ET L’ALCOOL

Cette prise de conscience du sujet "qu'il est libéré"; qu'il appartient à lui seul à choisir entre la dépendance ou l'autonomie : Est une véritable métamorphose du psychisme qui se fait très lentement.
Il se sent assez solide pour ne pas faire appel aux médicaments, ou aux autres obstacles qu'il avait érigés entre l'alcool et lui.
Il est "restructuré", ses facultés perdues sont retrouvées : courage, énergie, lucidité.
Il s'aperçoit qu'il est possible, en montrant plus de souplesse et surtout de patience, de s'adapter aux événements et de les conduire. Maintenant, il construit, il prévoit, il envisage le lendemain de ses choix, de ses actes.
Et, dans cette adaptation au monde, il n'y a plus de place pour l'angoisse.

Le sujet peut ressentir encore des conflits intérieurs qui ne seront résolus que plus tard, peut-être, par une psychothérapie ou une analyse ; mais déjà, il réussit à cohabiter avec eux, sans anxiété, sans recours à la fuite, sans « Recettes » sécurisantes.
Chez le malade alcoolique, le corps est malade et ce corps nous renseigne plus véridiquement que tous les discours du patient.
Ce qui se passe dans son corps, et la façon dont il ressent ses difficultés, même si elles ne semblent pas être de l'ordre du somatique, est le problème le plus profond de l'alcoolique
Il semble qu'en ce qui concerne son vécu corporel, quelque chose ne va pas. L'alcoolique a la plus grande difficulté à « être son corps ». Les sujets qui nous préoccupent, lorsqu'ils étaient tout petits, n'ont que peu, c'est probable, senti leur corps caressé, touché, vivifié par le contact du corps maternel.
Aujourd'hui, leurs gestes sont lents, leurs doigts malhabiles ; ils ne savent pas parler de leur corps dans le cadre d'un entretien, mais de plus, ils le sen-tent et le vivent assez mal.
Ils sont dociles et passifs, soumis à la volonté d'autrui jusqu'à ce que l'alcool leur permette d'échapper à leur domination.
On peut donc penser que quelque chose « cloche » pour l'alcoolique, en ce qui concerne son « sentir », son vécu corporel. Son corps est dépassé, vaincu et nié :
« Je me fous du temps et de l’espace, je suis léger comme un oiseau, prêt à m'envoler, etc. »
Il existe une réelle menace de désintégration de sa personnalité et de destruction de son "moi".
Voilà ce que le Docteur CORDEIRO remarque en englobant l'alcool dans l'ensemble des drogues :
« Il est intéressant de rappeler que si les drogues agissent sur le plan psychologique, elles produisent également d'importantes sensations corporelles.
La prise de la drogue constitue une rencontre dont l'impact se fait à plusieurs niveaux, depuis le niveau corporel jusqu'aux divers niveaux psychologiques. La relaxation constitue également une rencontre dont l'impact se fait à plusieurs niveaux, depuis le corps jusqu'à la psyché, aboutissant à un vécu global de l'unité somato psychologique. Le relâchement musculaire ainsi que la connaissance et la découverte progressive du schéma corporel sont vécus en relation comme un plaisir, le plaisir de la détente.

C'est ici qu'intervient le Yoga; et c'est pourquoi l'on peut prendre comme hypothèse de substituer chez l'alcoolique le plaisir artificiel que procure l'alcool, par le plaisir de la découverte rassurante de l'unité psychosomatique que procure la pratique du yoga ; c'est à-dire, "vivre" son corps comme source de plaisir (dans une relation thérapeutique.)
Par le yoga, le malade peut prendre conscience de lui-même, d'abord de son enveloppe extérieure, en recréant son corps tel qu'il doit être. « Pour posséder la totale maîtrise de la tête, il faut d'abord connaître son corps pour qu'il vous obéisse, c'est à dire pratiquer le yoga. »
Les malades s'aperçoivent que depuis longtemps ils ignoraient leur corps.
Ils se promènent dans leur enveloppe corporelle dont ils ne se sont jamais souciés.
Le yoga, en favorisant une meilleure prise de conscience du corps, constitue une véritable thérapie rationnelle. Cependant, il ne s'adresse pas uniquement au tonus musculaire, mais à la personnalité tout entière.
Le relâchement musculaire dans la pratique du yoga, par exemple, est recherché; mais il ne s'agit pas d'un simple repos : ce n'est là qu'un moyen préliminaire pour arriver à établir une relation psychothérapique. En effet, pour illustrer ce que représente le yoga pour ses pratiquants, je citerai quelques passages d'un article paru dans la Revue du Yoga :

« Le yoga peut être une pratique salutaire d'excellents exercices corporels. Il peut constituer une discipline de vie. Même si l'élève ne sait y voir que cela en ses débuts, sa démarche, dès qu'elle est sincère, lui découvrira bientôt une toute autre dimension : sa propre vie à reconsidérer, sa vision du monde à reconstruire.
Jamais dans nos sociétés « développées », l’homme n'a été aussi malade de lui-même, en quête d'un sens à donner à sa vie. Nos vies agitées et encombrées de gadgets, témoignent de l'inanité de l'être!

Le yoga est d'abord "intériorité", prise de conscience progressive de soi-même, découverte du monde "à travers" soi-même.
Le yoga n'est pas une voie facile; c'est souvent aller à contre-courant des usages et des opinions, mais le yoguin (Ou "pratiquant du Yoga") est courageux; la démarche yogique est profondément optimiste. Elle apporte à l'homme une singulière confiance.

A tout âge, il peut se construire, patiemment, vertèbre après vertèbre, inspiration après expiration, jour après jour, à l'image de cette colonne vertébrale qui se redresse lentement vers le ciel, sous le souffle de la vie.
De sa posture, jour après jour, redressée, maîtrisée, et dans sa verticalité retrouvée, il s'éveille à lui-même en sa vérité intérieure.»

Il faut signaler que si les alcooliques se sont toujours montrés réticents à évoquer le plaisir d'un corps mieux vécu par l'alcool, par contre, ils n'hésitent pas à s'étendre sur ce plaisir dès lors qu'il est procuré par le yoga.
Un Médecin nous dit: "J'ai fait l'expérience moi-même en travaillant pendant plusieurs mois, avec des malades en cure de désintoxication au Curatorium de DIJON.
Dans cet établissement, les malades sont de niveaux sociaux variés, et de tous âges.
Parmi les malades jeunes, certains qui n'ont pas encore le corps atteint par l'alcool, ne ressentent pas la nécessité de s'en préoccuper. Le plus souvent, j'ai constaté chez les sujets :
- la parole embarrassée, les gestes incertains, un manque d'intérêt manifeste pour ce qui les entoure,
- la nervosité, l'apathie, la somnolence,
- le manque de souplesse, même à vingt ans.

Il faut donc créer chez tous sujets le besoin de se préoccuper de tout cela.
J'ai commencé, dans un premier temps, à ne pas faire "du yoga pour du yoga"; mais à l'adapter aux malades; à leurs niveaux en tenant compte de leur maladie, de leurs difficultés.
je me suis efforcé de prendre une attitude simple, en essayant de créer une ambiance et une harmonie par une voix posée, par un langage simple où revenaient souvent les mots : «Paix, Sérénité, calme, détente, disponibilité, écoute », par le rythme et la durée de la leçon. Il fallait établir, d'abord, la confiance ; le malade ne devait pas se sentir jugé pour ses imperfections, ni par le professeur, ni par les autres élèves présents dans le cours (et peut-être plus « doués »), ni surtout par lui-même.
Le dialogue était pratiquement inexistant durant les premières leçons. Les malades se méfiaient, ils étaient réticents et quelquefois moqueurs. Une difficulté très sérieuse réside dans la transmission de l'esprit du yoga aux malades.

Il y a, premièrement, un état d'esprit souhaitable avant tout exercice, et qu'il faut transmettre dès la première posture : "la non compétition" avec autrui, l'acceptation de soi-même, le silence intérieur, l'attente mutuelle, etc...
Il y a, deuxièmement, un "éventail" de l'esprit; une joie de la communication des êtres qui devraient être le terme du Yoga.
On peut, certes, expliquer avec des mots ces dispositions fondamentales, mais c'est la communication non verbale qui peut le mieux porter la plénitude de cette conversion spirituelle.
Au bout de quelques semaines seulement, une communication non verbale s'est établie par un geste, par un sourire ou par un regard. Le malade se sentait "accepté"; commençait à s'observer, et à retrouver un certain intérêt de lui même.

J'ai évité le plus possible de m'impliquer afin que le malade ne soit pas écrasé, et ne commence pas à se sentir dominé. Malgré toutes les précautions prises, j'ai remarqué que les malades ont souvent besoin d'un jugement de la part du professeur; d'une certaine nécessité de "gratification" par une parole ou par un geste.
Certains élèves, bien que coopérants, se montrent agités, instables, dépourvus de concentration; s'exclament, par exemple, à l'adresse du voisin : « Regarde moi, je fais bien mieux que toi. »
Je pense, bien que cela soit en principe contraire à l'esprit du Yoga, qu'il est bon de répondre à la demande d'une certaine "gratification" manifestée par le malade alcoolique, tant est grand son désir de s'accepter et de devenir comme tout le monde. Il ne s'agit, évidemment, ni d'un encouragement exagéré non conforme à la réalité, ni de flatterie : Mais tout simplement de remarquer les efforts quelquefois considérables accomplis par une personne qui a depuis longtemps oublié son corps... Et surtout, il faut donner au malade l'envie de continuer!

Les changements qu'il commence à sentir dans son corps peuvent l'effrayer donc il faut agir avec beaucoup de tendresse, de douceur et de sincérité!

Il faut susciter un certain goût de l'effort, de lutte et bientôt, il se rendra compte qu'il n'y a pas de miracle, que tout est possible, mais uniquement par soi-même, par son propre effort!
On commence donc par des postures simples et par le contrôle de la respiration. Le fait de rester quelques instants sans bouger, de pouvoir "attendre", de respecter le calme du corps, est déjà très difficile.
L'échauffement doit tenir compte de la rigidité du corps ; il est donc nécessaire de commencer lentement, dans une ambiance de calme, en enchaînant harmonieusement les mouvements.
Pendant les postures, il faut soutenir moralement le malade en observant constamment son visage, suivre attentivement ses gestes afin de l'arrêter s'il force trop la posture par manque d'habitude ou par esprit de compétition.
Il faut lui apprendre à ne pas "brutaliser" son corps, mais à être en accord avec celui-ci; et, après chaque posture, à s'allonger, "resssentir", voir et attendre sans impatience la réponse du corps.

Lorsque le malade sera capable de passer de l'agitation au calme, et s'il arrive à contrôler sa propre humeur, alors il continuera.
Déjà au bout de deux mois de pratique, des modifications du contact, de l'initiative, apparaissent nettement. Si une nette amélioration s'est manifestée, elle ne doit, par contre, pas faire crier au miracle!

Par exemple, j'ai vu chez M. Guy C... des améliorations spectaculaires amenant ce sujet à affronter des situations qui le dépassaient. Cependant, il se faisait des illusions sur le résultat de son combat.
En effet, sorti de la clinique « plein d'énergie », la rechute n'en fut que plus brutale. Deux semaines plus tard, il est revenu dans l'établissement de soins avec une forte dépression nerveuse ; mais sous le bras, le livre du Yoga. Il m’a expliqué que pendant son hospitalisation, il avait trouvé le Yoga comme "barrière" valable entre l'alcool et lui. Mais en sortant de la clinique, il a abandonné la pratique du Yoga, donc "sa barrière"! Cet incident m'a conduit à me rendre compte combien il est important que les malades continuent le Yoga, après la sortie de la clinique!
Si je devais tirer une conclusion de mes rapports avec les alcooliques, je noterais d'abord ces quelques points qui me semblent importants : Le Yoga semble détruire, à tout le moins partiellement, – « le château fort intérieur » dans lequel s'abrite chaque malade. Certes, le yoga connaîtra moins de difficultés au fur et à mesure que les équipes soignantes seront plus unies, et mieux informées. Un mouvement général de l'opinion publique en faveur du yoga semble d'ailleurs se dessiner: Et la tâche des futurs professeurs dans les établissements à profil thérapeutique en sera d'autant plus facile.
Malgré ces difficultés, l'expérience entreprise montre que les malades ayant suivi régulièrement les cours de Yoga pendant leur séjour ont progressé dans la prise de conscience de leur corps et de leurs possibilités.

Quelques mots sur l'Alcool, à présent! :

ALCOOL PLAISIR OU ALCOOL VIOLENCE; ALCOOL OUBLI OU ALCOOL FÊTE, ALCOOL ACCIDENT OU ALCOOL DÉTENTE "QU'IMPORTE LE FLACON…" LES CONSEQUENCES SONT GRAVES!!! LIRE SANS MODERATION !

L’ALCOOL, QU'EST CE QUE C'EST EXACTEMENT?

L’alcool est obtenu par fermentation des végétaux riches en sucre, ou par distillation, et intervient dans la composition des boissons alcoolisées: vin, cidre, bière, boissons apéritives, liqueurs.
La France se caractérise par une importante consommation qui la classe en tête des pays européens industrialisés.
Les vins de consommation courante ont cédé la place aux vins d'Appellation d'origine contrôlée (AOC) ou aux Vins de qualité supérieure (VDQS). La consommation de cidre tend à diminuer, contrairement à celle de la bière et notamment des bières fortement alcoolisées ; La consommation d'alcools distillés (alcool forts) ne change pas globalement.

L'ALCOOL EST OBTENU PAR FERMENTATION DE VÉGÉTAUX RICHES EN SUCRE, OU PAR DISTILLATION, ET INTERVIENT DANS LA COMPOSITION DES BOISSONS ALCOOLISÉES : VIN, CIDRE, BIERE, BOISSONS APÉRITIVES, LIQUEURS.
La vente et l'usage de l’alcool sont réglementés :

EN 1995, LES FRANÇAIS CONSOMMAIENT PAR AN ET PAR HABITANT 11,3 LITRES D'ALCOOL PUR, SOIT L'ÉQUIVALENT DE 92 LITRES DE VIN A 12°.
Le savez-vous? : 1 litre d'alcool pur équivaut à environ 8 litres de vin à 12°!

EFFETS ET DANGERS DE L'ALCOOL

L’alcool n'est pas digéré: il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l'organisme.

L’alcool détend et désinhibe. À court terme et lorsqu'il est consommé à des doses importantes, il provoque un état d'ivresse qui peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements...

Les risques sociaux sont la diminution de la vigilance, souvent responsable d'accidents de la circulation, d'accidents du travail, de pertes de contrôle de soi qui peuvent conduire à des comportements de violence, à des passages à l'acte, agressions sexuelles suicide, homicide; exposition à des agressions en raison d'une attitude parfois provocatrice, ou du fait que la personne, en état d'ébriété, n'est plus capable de se défendre.

Les risques sanitaires.

À plus long terme, l'usager risque de développer de nombreuses pathologies: Cancers (de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, entre autres), maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardio vasculaires, maladies du système nerveux et trouble psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement.)
Plus de 7 % des décès sont enregistrés chez les hommes, contre contre près de 2 % chez les femmes.

EN 1997, PARMI LES PLUS DE 15 ANS,

On comptait en France 22 615 décès directement liés à la mala¬die alcoolique chronique dont: 11448 par cancers des voies aérodigestives supérieures, 8865 par cirrhose du foie, 2302 par psychose et dépendance alcoolique.
La consommation excessive d'alcool est en cause dans plus de 20 000 autres décès: accidents sur la voie publique, suicides, autres cancers (du foie, du pancréas, du côlon), maladies cardiaques. L’alcool est également à l'origine ou en cause dans une proportion importante des homicides, environ 1/3 des accidents mortels de la route et 1/5 des accidents domestiques.

CONSEILS POUR UN USAGE SANS DOMMAGE

Lorsqu'on boit de l'alcool, plus on dépasse les limites indiquées (augmentation des quantités et fréquences de la consommation), plus le risque est important.

CONSOMMATIONS OCCASIONNELLES.

1 VERRE STANDARD, exceptionnellement, pas plus de 4 verres standard en une seule occasion. Associée à des médicaments ou à des drogues, une seule dose, même faible, peut avoir des conséquences néfastes immédiates!!!

CONSOMMATIONS REGULIÈRES

Pour les femmes: Pas plus de 2 verres standard par jour Pour les hommes: Pas plus de 3 verres standard par jour; et au moins un jour par semaine sans aucune boisson alcoolisée.

NE PAS CONSOMMER D’ALCOOL pendant l'enfance et la pré-adolescence; pendant une grossesse; lorsqu'on conduit un véhicule, ou une machine dangereuse ; quand on exerce des responsabilités qui nécessitent de la vigilance; quand on prend certains médicaments.

INÉGAUX FACE A L'ALCOOL.

Face à la consommation d'alcool, chacun réagit différemment selon sa corpulence, son état de santé physique et psychique, que l'on soit un homme ou une femme, et selon le moment de la consommation.
Le seuil de consommation dépend donc de la personne et du contexte. Quand la consommation s'effectue avec, avant ou après d'autres substances (médicaments, drogues), cette notion de seuil n'a plus cours.

Boire une grande quantité d'alcool en peu de temps provoque une montée importante du taux d'alcoolémie. Seul le temps permet de le faire baisser. On compte qu'il faut environ une heure par verre absorbé.
Après une ingestion d'alcool, retarder le moment de conduire une voiture ou une machine. Suivant l'état de fatigue et l'état psychologique (énervement, agitation ...), se reposer, dormir, manger, se faire conduire!!!

Si l’on boit sans manger, l'alcool passe d'un seul coup dans le sang et ses effets sont plus importants.

UNE SEULE DOSE, MÊME FAIBLE, PEUT AVOIR DES CONSÉQUENCES NÉFASTES IMMÉDIATES. ALCOOL ET DÉPENDANCE :

Certaines personnes risquent de passer d'une consommation "récréative", à une consommation excessive non contrôlée, (« abus nocif » ou « usage à problème ».)

Les troubles liés à la consommation excessive d'alcool surviennent à des moments variables selon les individus. Certains vont vivre des ivresses répétées avec de longues interruptions sans devenir pour autant dépendants. Cet usage reste toutefois un Problème.
Un consommateur excessif peut évoluer, en trois étapes vers la dépendance alcoolique.
Phase 1
Aucun dommage majeur n'apparaît. Les activités professionnelles, sociales familiales sont globalement conservées. La santé mentale et physique n'est pas altérée de manière significative.
Phase 2 :
Des difficultés d'ordre relationnel, social, professionnel, judiciaire apparais-sent. La santé physique et mentale amène parfois la personne à réduire ou à arrêter momentanément sa consommation (abstinence.)
Phase 3 :
La personne est devenue incapable de réduire ou d'arrêter sa consommation, malgré la persistance des dommages. De nombreux symptômes apparaissent : Tremblements, crampes, anorexie, troubles du comportement. Le consommateur est alcoolique, et alors "dépendant"!

SERVIS DANS UN CAFÉ OU UN RESTAURANT,

Le savez-vous? : Un verre de vin rouge, blanc ou rosé, un demi de bière à la pression, une coupe de champagne, un verre de porto, une dose de whisky, de pastis contiennent tous environ la même quantité d'alcool!!!

A DOMICILE, LES DOSES SONT VARIABLES:

Les verres ne sont pas tous de la même taille et peuvent être plus ou moins remplis. IL EST DONC INTÉRESSANT DE CONNAÎTRE LE NOMBRE DE VERRES STANDARD CONTENUS DANS CHAQUE BOUTEILLE!

UN PEU D'HISTOIRE :

L’alcool a été aussi utilisé comme remède: c'était le seul anesthésique utilisé pendant les campagnes napoléoniennes, (aux États Unis, pendant la prohibition, seuls les médecins pouvaient en prescrire!). Au XIXe siècle, lors de la révolution industrielle, apparaît la notion "d'alcoolisme".

Dans la plupart des pays occidentaux, à des époques variables selon les contextes économiques, politiques et religieux, "l’ivrognerie" de quelques-uns cède la place à "l'alcoolisme de masse".
En 1871 apparaissent à l'école les premières mesures de prévention.

Après la première guerre mondiale, le discours évolue: on préconise dès le plus jeune âge l'usage modéré de boissons fermentées, tout en déconseillant les boissons distillées. En surproduction dans les années 1920, le vin est d'autant plus toléré.

Après la Seconde Guerre mondiale, on "glorifie" la sobriété. Des lois interdisent le vin dans les cantines; la publicité et la vente d'alcool dans les stades, et instituent le principe des boissons pilotes (la limonade, le lait ... ) proposées à bas prix dans les cafés.

A partir de 1968, les pouvoirs publics prennent conscience que l'alcoolisme est la conséquence du malaise de certains dans une situation à problèmes, et recentrent leur message de prévention sur les risques immédiats de la consommation excessive d'alcool.

AUJOURD'HUI, LA CONSOMMATION EXCESSIVE D'ALCOOL ET L'ALCOOLISME FRAPPENT DE NOMBPEUX PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT!

Un accident mortel sur trois en 1995 décèle la présence d'une alcoolémie illégale en cause, ou d'un "état alcoolique"; l'on recense
95 000 condamnations pour atteintes corporelles provoquées par des conducteurs en état alcoolique, dont environ 500 homicides involontaires!

ACHATS DE BOISSONS ALCOOLISEES :

93 milliards de francs dépensés par les ménages en 1997; ce montant ne comprend pas les dépenses effectuées dans les hôtels, cafés et restaurants qui restent difficiles à évaluer!)

TENDANCE STATISTIQUE.

Amorcée au début des années 1960, la tendance à la diminution des quantités d'alcool consommées en moyenne par habitant, liée à la forte diminution de la consommation quotidienne de vin, s'est poursuivie jusqu'au milieu des années 1990 (derniers chiffres connus). La consommation d'alcools forts reste stable.

QUE PRÉVOIT LA LOI ? L'ALCOOL EST UN PRODUIT LICITE. SA PRODUCTION, SA VENTE ET SON USAGE SONT REGLEMENTÉS.
La protection des mineurs : Quiconque fait boire un mineur jusqu'à l'ivresse commet un délit.
Il est interdit de vendre ou d'offrir à des mineurs de moins de 16 ans des boissons alcoolisées (dans les débits de boissons, les commerces et lieux publics.)

La loi du 10 janvier. 1991 (dite loi Évin) interdit :
1) La publicité dans la presse pour la jeunesse et la diffusion de messages publicitaires à la radio le mercredi, et les autres jours entre 17 heures et 24 heures;
2) La distribution aux mineurs de documents ou objets nommant, représentant ou vantant les mérites d'une boisson alcoolisée;
3) La vente, la distribution et l'introduction de boissons alcoolisées dans tous les établissements d'activités physiques et sportives (une autorisation d'ouverture de buvette lors d'une manifestation sportive peut toutefois être délivrée sur demande).

La sécurité routière :

Des contrôles d'alcoolémie sont possibles, même en l'absence d'infraction ou Le taux légal d'alcoolémie maximum est fixé à 0,5grammes d'alcool par litre de sang (contrôle par analyse de sang), et à 0,25 milligramme par litre d'air exprimé (contrôle par éthylomètre article L. 1 1 et R. 233 5 du code de la route).
Entre 0,5 et 0,8 gramme d'alcool par litre de sang, ou entre 0,25 et 0,4 milligramme par litre d'air expiré : C'est une contravention passible d'une amende importante, et d'un retrait de trois points du permis de conduire.
Au delà de 0,8 grammes d'alcool par litre de sang, il s'agit d'un délit entraînant un retrait de six points du permis de conduire, passible de deux ans de prison et d'une amende TRES importante!!! La condamnation peut être assortie d'une suspension ou d'une annulation du permis de conduire (obligatoire en cas de récidive!), de mesures de soins, ou d'un travail d'intérêt général.
Dans les stations service, la vente de boissons alcoolisées à emporter est interdite entre 22 heures et 6 heures du matin.

La publicité

Les affichages publicitaires doivent se limiter à certaines indications et être accompagnés d'un message préventif à l'égard de l’abus d'alcool. Toute publicité à la télévision et au cinéma est interdite (loi du 10 janvier 1991.)

Les accidents de la circulation : La conduite d'un véhicule à moteur est « risquée à partir d'une alcoolémie de 0,3 g/l, imprudente et illicite à 0,4g et au-delà. » Les effets de l'imprégnation alcoolique sur le conducteur peuvent être résumés ainsi :
- Audace incontrôlée. L'un des premiers effets de l'absorption de boisson alcoolique sur l'organisme est l'état d'euphorie, d'où une tendance à surestimer ses capacités, alors qu'elles sont diminuées bien avant que l'ivresse soit atteinte.
- Amoindrissement des qualités de perception visuelle, de vision crépusculaire et de récupération après l'éblouissement. Erreurs grossières d'évaluation des vitesses et des distances, perturbation des facultés de choix et de raisonnement, du pouvoir de concentration.
- Diminution de la vigilance : l'alcool peut provoquer une fatigue intense, pouvant aller jusqu'à l'assoupissement.
- Brusquerie dans les mouvements : manque de nuances dans l'appréciation de la situation et impossibilité d'anticiper les conséquences de ses décisions (freinage brutal et inconsidéré, coups de volant trop amples, manoeuvres par « a-coups » de l'accélérateur).

Il y a plus d'un million d'accidents du travail par an, dont 100.000 graves. Il n'existe pas d'obligation légale de faire des dépistages systématiques par un dosage d'alcoolémie, même dans les métiers les plus exposés.
Aussi n'a-t-on pas de données d'ensemble, mais seulement des résultats partiels, grâce aux initiatives de quelques médecins du travail, dans de grandes entreprises; il en résulte que 15 à 20 % des accidents avec arrêts de travail sont imputables à l'alcool.

Une étude réalisée dans le service de traumatologie du CHR de Lille, en 1979, sous la direction du PR. Gervois et du Dr Dubois, a montré que 50 % des accidentés du travail étaient de gros buveurs, et que des chutes étaient directement liées à la consommation excessive d’alcool. D'autre part, la durée d'hospitalisation et le coût sont doublés par rapport aux non alcooliques.
L'alcoolisme provoque aussi de l'absentéisme, des mauvaises relations professionnelles, et un vieillissement prématuré, l’espérance de vie étant diminuée de douze ans, selon le Dr Godard.

Certaines professions sont beaucoup plus exposées que d'autres : ce sont d'une part les professions entraînant
une déshydratation (verreries, fonderies, mines), si d'autre part les professions où des coutumes néfastes règnent encore (représentants, facteurs, livreurs, marins). L'alcoolisme touche toutes les classes de la société.
Parfois aussi les mauvaises conditions de travail, l'absence de relations humaines, l'écrasement hiérarchique, l'impossibilité de s'individualiser contribuent au développement d'un alcoolisme chronique.

-Médicalement parlant, la première action de protection à entreprendre est de faire admettre aux travailleurs eux-mêmes que le dépistage d'une intoxication alcoolique débutante n'a pas pour but d'éliminer le travailleur de son poste de travail ou de le sanctionner, mais au contraire de lui permettre de se soigner et de se prendre lui-même « en main », pour éviter justement d'en arriver à la maladie alcoolique installée, qui débouchera inéluctablement un jour ou l'autre sur l'inaptitude.

C'est à Charlemagne que revint l'initiative des premières mesures destinées à réprimer l'ivresse; un capitulaire prononça contre les ivrognes la peine de l'excommunication jusqu'à l'amendement. Devant l'inefficacité de cette mesure, un autre capitulaire y ajouta des châtiments corporels. Saint Louis et Philippe le Bel prirent également des mesures sévères pour réprimer l'ivresse. François 1er prit l'ordonnance suivante :
« Pour obvier aux oisivetés, blasphèmes, homicides et autres inconvénients et dommages qui arrivent d’ébriété, est ordonné que quiconque sera trouvé ivre soit, incontinent, constitué prisonnier au pain et à l'eau, pour la première fois ; et si secondement, il est repris, sera en outre, battu de verges et de rouets dans la prison, et la troisième fois, fustigé publiquement. Et s'il est incorrigible, sera puni d'amputation d'oreille et d'infamie et bannissement de sa personne. Et s'il advient que, par ébriété ou chaleur de vin, les ivrognes commettent aucun mauvais cas, ne leur sera pour cette occasion pardonné, mais seront punis de la peine due au délit et davantage pour ladite ébriété, à l'arbitrage du juge. »

Voilà; nous savons tout sur l'alcool!!!

Très heureux début de semaine à toutes et à tous!

GG





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MessageSujet: Re: L'ALCOOL, L'ALCOOLISME... LEURS MEFAITS: Et le Yoga !!!   Lun 25 Avr 2011 - 16:59

je ne dirais qu'une chose sur l'alcool
c'est que l'alcool rend idiot

flower flower flower
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Françoise

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MessageSujet: Re: L'ALCOOL, L'ALCOOLISME... LEURS MEFAITS: Et le Yoga !!!   Mer 27 Avr 2011 - 9:37

flower

HELLO Gérard, histoire d'en rire !!!! si tu veux bien


Citation:
1 - Quand un verre est plein on le vide. Et quand il est vide on le plaint.


Citation:
2 - On boira du lait quand les vaches mangeront du raisin.


Citation:
3 - Conduire ou choisir, il faut boire.


Citation:
4 - Si l'alcool vous gêne dans le travail arrêtez le travail.


Citation:
5 - Boire au volant, c'est pas bien ! Faut boire a la bouteille.


Citation:
6 - L'alcool tue lentement. M'en fous je suis pas presse...


Citation:
7 - Qui boit sans soif vomira sans effort.


Citation:
8 - Vaut mieux être bourre que con, ca dure moins longtemps.


Citation:
9 - L'eau est un liquide si corrosif, qu'une seule goutte suffit pour troubler le pastis.


Citation:
10 - La sobriété est une hallucination due au manque d'alcool.


Citation:
11 - Qui boit, s'enivre. Qui s'enivre, s'endort. Qui s'endort ne pèche pas. Qui ne pêche pas va au paradis.

_________________
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GERARDMENVUSSA

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MessageSujet: Re: L'ALCOOL, L'ALCOOLISME... LEURS MEFAITS: Et le Yoga !!!   Mer 27 Avr 2011 - 11:56

Françoise a écrit:
flower

HELLO Gérard, histoire d'en rire !!!! si tu veux bien


Citation:
1 - Quand un verre est plein on le vide. Et quand il est vide on le plaint.


Citation:
2 - On boira du lait quand les vaches mangeront du raisin.


Citation:
3 - Conduire ou choisir, il faut boire.


Citation:
4 - Si l'alcool vous gêne dans le travail arrêtez le travail.


Citation:
5 - Boire au volant, c'est pas bien ! Faut boire a la bouteille.


Citation:
6 - L'alcool tue lentement. M'en fous je suis pas presse...


Citation:
7 - Qui boit sans soif vomira sans effort.


Citation:
8 - Vaut mieux être bourre que con, ca dure moins longtemps.


Citation:
9 - L'eau est un liquide si corrosif, qu'une seule goutte suffit pour troubler le pastis.


Citation:
10 - La sobriété est une hallucination due au manque d'alcool.


Citation:
11 - Qui boit, s'enivre. Qui s'enivre, s'endort. Qui s'endort ne pèche pas. Qui ne pêche pas va au paradis.




, Françoise !!! Et !!!

... Ainsi, trinquons ensemble si tu le veux bien!!! :

"LEVONS NOS VERRES ET NOS COEURS!!!

... LEVONS NOS COEURS POUR MIEUX LES REMPLIR... ET NOS VERRES POUR MIEUX LES VIDER"!!!

Toutefois:

... LEVONS NOS COEURS POUR MIEUX LES REMPLIR :SANS MODERATION!!!
... LEVONS NOS VERRES POUR MIEUX LES VIDER... AVEC MODERATION!!!

GG


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MessageSujet: Re: L'ALCOOL, L'ALCOOLISME... LEURS MEFAITS: Et le Yoga !!!   

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L'ALCOOL, L'ALCOOLISME... LEURS MEFAITS: Et le Yoga !!!
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