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 Cette vie si "secrète": LA VIE MONASTIQUE! :

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GERARDMENVUSSA

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Date d'inscription : 06/01/2011

MessageSujet: Cette vie si "secrète": LA VIE MONASTIQUE! :   Ven 25 Mar 2011 - 4:30

Peut-être beaucoup, sans particulièrement avoir l'intention d'en faire "profession", ignorent ce qu'est exactement un Moine; pourquoi, un jeune, ou un moins jeune, choisit-il, enfin, de renoncer au monde: Afin de consacrer toute son existence exclusivement à Dieu, dans la Prière pour ses frères, et pour lui, ... En renonçant en toute connaissance de cause, "à la vie mondaine, au mariage, à avoir des enfants, etc."

Pour celles et ceux (que ça peut interesser, bien évidemment!): Voici donc l'entretien d'un laïc, avec un Moine Trappiste (Cistercien), qui vit dans le Monastère de Notre Dame Des Neiges, en Ardèche.

... Qui, comme à ce "laïc", répondra peut-être à toutes les questions que quelques-unes (Il existe aussi des Monastères de "Moniales Cisterciennes-Trappistines"!), et quelques-uns d'entre vous, pourraient bien se poser, sur cet engagement "hord du commun", et "hors du temps", qui engage toute l'existence d'un être humain!

Je laisse donc ici place à l'humilité de ce dialogue enrichissant, entre ces deux personnes:


QU’EST-CE QU’UN MOINE ?

C’est essentiellement un homme baptisé, en "quête" de Dieu, et qui, dans ce but, prend les moyens de Le chercher et de Le trouver, en vivant dans la solitude, le silence, la prière, et l’offrande à Dieu de toute sa vie; se plaçant sous une règle et un Abbé, à l’intérieur d’une communauté stable.

A QUOI SERT UN MOINE ?

Le moine n’a pas d’autre désir que de faire grandir en lui-même et en ses frères humains, l’Amour de Dieu ; et il sait que sa vie de tous les jours offerte à Dieu, est une louange au Créateur, en même temps qu’une intercession pour le salut de tous les hommes.
Le moine se veut être « Frère universel ! »

POURQUOI ÊTES-VOUS DEVENU MOINE ?

D’abord, pour rendre à Dieu l’hommage qui lui revient : « Dieu mérite bien qu’une vie toute entière lui soit gratuitement offerte en réponse à l’Amour dont elle a été comblée". Et aussi pour aider au salut de toute l’humanité !

COMMENT DEVIENT-ON MOINE ?

On commence généralement par fréquenter un monastère, sur une invitation intime de Dieu qui nous y pousse.

Cette inspiration intérieure peut être ressentie à tout âge, mais pour la réaliser, il convient d’avoir acquis sa maturité humaine.

Au cours de ces séjours accomplis dans un monastère de notre choix, nous réfléchissons dans le silence et la prière à l’appel de Dieu, et nous sommes aidés, dans cette réflexion, par un moine qui a pour mission de discerner avec nous si l’appel perçu est authentique.

Plusieurs étapes jalonnent ensuite notre itinéraire monastique : « Une première période appelée le postulat, d’une durée de quelques mois, puis, le noviciat, qui s’inaugure par la prise d’habit.

Il dure deux ans.

Après quoi, l’on peut s’engager, si on le veut, et si la communauté y appelle, pour une période de trois ans. Ce sont les premiers vœux. Au bout de cette probation, on est admis à prononcer des vœux définitifs.

EST-IL VRAI QUE VOUS FAITES LE VŒU DU SILENCE ?

Pour nous, le silence ne fait pas l'objet d'un vœu, mais il est une exigence de notre recherche authentique de Dieu; pour écouter le Seigneur à l'intime de nous-mêmes, il est bon de nous imposer une mesure dans la parole.
Et d'autre part, le silence est une forme de charité envers nos frères ; leur propre recherche de Dieu en est facilitée.

QUELS SONT LES VŒUX QUE VOUS FAITES ?

Jésus, dans son évangile, nous invite à Le suivre dans la pauvreté, la chasteté et l'obéissance.
La pauvreté nous dépouille de tout ce que nous possédons;
la chasteté nous fait renoncer à la joie légitime du mariage, et à toutes les satisfactions désordonnées du corps, en vue d'un plus grand amour;
l'obéissance nous invite à nous libérer de notre volonté propre pour mieux accomplir la volonté de Dieu, telle qu'elle nous est manifestée par celui qui le représente près de nous, et que nous appelons « le Père Abbé ».
A ces conseils que Jésus nous donne, nous en joignons deux autres qui sont traditionnels dans la vie monastique:
- La stabilité, qui nous lie irrévocablement au monastère dans lequel nous nous sommes engagés;
- et la tendance à une vie de plus en plus conforme à la volonté de Dieu, à Son Amour pour nous; nous appelons ce vœu: la conversion de vie.

LES MOINES SONT-ILS RICHES ?

Le moine ne possède rien en propre, et tout est commun à tous.

Comme l'y engage S. Benoît, le moine « vit du travail de ses mains ». Celui-ci assure la subsistance à la Communauté, et permet un partage charitable avec ceux qui sont dans le besoin.

QUELLE EST LA PLACE DU TRAVAIL DANS VOTRE VIE ?

De quel droit le moine se soustrairait-il à la grande loi du travail humain ? Jésus lui-même a travaillé de Ses mains. C'est assez dire à la noblesse du travail, puisque le Fils de Dieu lui-même a voulu s'y soumettre!

L'homme est appelé par son travail à poursuivre l'œuvre de Dieu Créateur.

Il a reçu, aux origines, l'ordre de soumettre la création tout entière, non pour le seul but de la dominer, mais pour en assurer le plein épanouissement.

Le travail enfin nous rend solidaires de tous nos frères humains, et nous apprend la dépendance et l'humilité de notre condition. En outre, offert à Dieu il devient prière.

COMMENT EST GOUVERNE UN MONASTERE ? COMMENT EST NOMMEE L’AUTORITE ?

S'il est vrai que le moine cherche à accomplir en tout la volonté de Dieu, il est cependant nécessaire que cette volonté lui soit manifestée par une autorité qui représente Dieu auprès de lui ; et c'est le Supérieur de la communauté qui est investi de cette responsabilité. On l'appelle «Abbé » qui veut dire « Père », parce qu'il est effectivement le père de tous les membres de la communauté.

Il a reçu "mission" pour guider ses frères dans la voie qui conduit à Dieu.

Il a les grâces voulues pour assumer ce service de l'autorité.

C'est la communauté elle-même qui l'a choisi pour cette responsabilité, par un vote de tous les frères qui ont émis leurs vœux définitifs.

Pour l'aider dans sa charge, lui-même nomme un "Prieur", afin que la communauté ait toujours un responsable à sa tête, même quand le Père Abbé doit s'absenter.

EST-CE QUE L’INFLUENCE DES TOURISTES NE VOUS PESE PAS, VOUS QUI CHERCHEZ LA SOLITUDE ?

Il ne faut pas majorer ce problème.

Nous sommes dans le calme et la paix, spécialement durant les longs mois d'hiver.

Le tourisme est limité chez nous aux mois de juillet et d'août et, même à ce moment-là, la vie de la communauté n'est pas perturbée par l'affluence des visiteurs. De toute façon, si la recherche de la solitude en vue de la rencontre de Dieu devait exclure tout contact avec nos frères les hommes, cette recherche serait bien fragile !

La vie monastique a pour but de nous unir davantage à Dieu; il est donc clair que c'est essentiellement la vie de prière qui est la principale raison d'être du moine; mais bien des éléments concourent à cette union, telle la Parole de Dieu, écoutée à la Sainte Messe, à l'Office divin, et étudiée également aux heures appropriées pour cela; tel le silence qui favorise le recueillement, propice à l'écoute de Dieu; telle la charité fraternelle qui nous aide à nous unir au Seigneur par la médiation de nos frères.

POURQUOI VOUS LEVEZ-VOUS LA NUIT ?

Dans l'évangile, Jésus rappelle à ses disciples « qu'ils doivent veiller et prier ». Nous suivons ce conseil et nous faisons monter vers Dieu la louange de la création, en ces heures où la nature endormie favorise une plus grande intimité, et un silence plus profond, où Dieu se révèle davantage.

LE MOINE SE DEFINIT COMME UN HOMME DE PRIERE : QU’EST-CE QUE LA PRIERE ? QUELS CONSEILS POUVEZ-VOUS DONNER A QUELQU’UNE QUI VEUT PRIER ?

La prière est essentiellement une relation aussi intime que possible avec Dieu, et cette relation suppose un dialogue entre nous et Lui: parfois un échange de paroles, plus souvent un cœur à cœur silencieux, accueil de Son Amour et réponse de notre Amour.

Il y a plusieurs formes de prière. Dans la vie monastique, nous en privilégions deux principales:

« la prière en commun où toute la communauté se retrouve pout célébrer l'Eucharistie et chanter sept fois le jour et la nuit, la louange du Seigneur par l'Office divin. A cette prière d'église - la communauté est une église en miniature - s'ajoute la prière personnelle, ou « oraison ». C'est le contact direct du moine avec Celui qu'il cherche, et dont il se sait Aimé.
Bien entendu, il est possible de faire de l'étude de la parole de Dieu, une prière également ; tout comme il est souhaitable d’offrir son travail pour le transformer en prière.

L'idéal auquel nous tendons, est que la prière soit le fil conducteur des activités de toute notre journée !

A quiconque veut prier, il est bon de rappeler que Dieu écoute toujours, quand bien même il lui semblerait que sa prière est pauvre et balbutiante. Ce qui importe le plus, c'est de ne pas se décourager quand on est tenté de croire que la prière est une perte de temps, et que l'on n'y fait rien. La prière est une « démarche de gratuité » avant même que de vouloir être « efficacité ».

La persévérance dans la prière est toujours payante. «Dieu est plus grand que notre cœur!»

COMMENT UN MOINE VOIT-IL LA MORT ?

... Comme l'heure enfin sonnée de la rencontre avec Dieu ; cette rencontre vers laquelle toute sa vie monastique a été orientée, tendue. La mort n'est pas pour le Moine une rupture avec la vie. C'est au contraire l'entrée dans la vraie Vie.

EST-CE TOUJOURS POUR PROTEGER VOTRE SOLITUDE QUE LE MONASTERE NE SE VISITE PAS ?

Certainement.

Mais un montage audio-visuel a été mis en place, donnant une idée précise de ce que nous sommes, plus que ne le ferait une visite rapide dans des bâtiments ne présentant, par ailleurs, aucun intérêt d'histoire.

L’HISTOIRE DE L’ABBAYE DE NOTRE DAME DES NEIGES, DANS L’ARDECHE :

La fondation fut décidée le 5 août 1850, jour de la fête de Notre-Dame des Neiges, qui est le titre de Sainte-Marie Majeure à Rome.
Ce fut le nom heureux du futur Monastère.

Le 13 août, Mgr Chartrousse signait l'acceptation officielle; le 25 août, un premier groupe de religieux partait à pied d'Aiguebelle, emportant, pour tout mobilier, ce que pouvait contenir la charrette traînée par un unique cheval. Le 28 au soir, les moines prenaient possession du domaine de La Felgère, de sa pauvre ferme, et de l'auberge attenante, antique relais entre le Vivarais et le Gévaudan.

… Onze années passèrent, temps nécessaire à l'établissement canonique de la Communauté et à la construction d'un monastère régulier, établi plus bas à la jonction des ruisseaux de Rieufrais et du Val des Loups.

Le 16 juillet 1861, les religieux s'y installèrent au cours de festivités présidées par Mgr Foulquier, évêque de Mende, délégué par Mgr Delcusy, évêque de Viviers, empêché au dernier moment.
Le monastère n'était encore qu'un prieuré gouverné par Dom Gabriel Monbet ; les autorités de l'Ordre hésitaient à l'élever au rang d'Abbaye, non par peur de manquer de sujets, car les postulants arrivaient sans cesse, mais à cause des difficultés financières entraînées par l'installation et la construction du Monastère.

Dom Gabriel Monbet fut rappelé à Aiguebelle pour en devenir Abbé.

Aux Neiges, la situation matérielle s'améliorait, avec une Communauté nombreuse er fervente; aussi le 16 juin 1874, le Chapitre conventuel fut-il appelé à procéder à l'élection du premier Abbé. Il le choisit dans la personne de Dom Polycarpe Marrhoud, prieur depuis 1858 : la Nouvelle Abbaye comptait alors quatre-vingt dix membres.

«Supérieur délégué ». En octobre 1887, Dom Martin MARTIN fut élu Père Abbé; il prit Dom Goddard comme Prieur. La persécution continuant, ils établirent un refuge à Cordemois en Belgique; ce refuge ne fut d'ailleurs jamais occupé, car le monastère, en définitive, fut épargné.

Le 16 janvier 1890, Dom Martin eut la joie de recevoir Charles de Foucauld au nombre de ses novices, et d'être ainsi son premier maître en spiritualité monastique. Le novice reçut le nom de Frère Albéric ; officier de cavalerie, il s'était converti en 1886. Son premier séjour aux Neiges ne dura que quelques mois, puisqu'il dût partir bientôt pour Akbès.

Sa vie de trappiste aux Neiges ou à Akbès dura sept ans; en août 1900, après un temps de vie solitaire en Palestine, il revint aux Neiges pour se préparer à son ordination sacerdotale qui eut lieu à Viviers le 9 juin 1901. Puis il partit pour le Sahara où l'attendait une mort tragique le premier décembre 1916. La séparation ne brisa jamais les liens d'affection qui le liaient à son premier monastère; du désert, il écrivait à Dom Martin : «J'ai gardé tout Notre-Dame des Neiges dans mon cœur! »

Le successeur de Dom Martin , venu d'Aiguebelle, ne fit que passer: élu en 1909, Dom Martin JOUVE était virtuellement démissionnaire, quand un incendie détruisit le Monastère dans la nuit du 27 au 28 janvier 1912. Tout faillit sombrer, mais unie autour de son Prieur, la communauté fit front et prépara immédiatement la reconstruction; le 2 juillet 1912 la première pierre était posée. En octobre, le Prieur Dom Augustin MARTIN devenait Abbé; il mena rapidement les travaux à leur terme; deux ans après l'incendie, le nouveau monastère était debout. La situation financière assainie, les Neiges connurent un nouvel essor. Mais la guerre de 1914 survint avec son cortège de misères et de malheurs; sept religieux ne revinrent pas des champs de bataille.

Dom Jean-Marie BALMES devint Abbé en 1932 ; son abbatiat fut troublé pendant la guerre de 1939-1945 par les souffrances, les privations et les soucis causés par l'absence des religieux prisonniers. C'est durant cette période que vint se réfugier au monastère Robert Schuman, un hôte qui devait devenir célèbre. Dom Jean-Marie laissa à tous le souvenir d'une grande simplicité et d'une grande bonté.

En 1949, Dom Toussaint LOUCHE lui succéda; il fut à l'origine du renouveau et des transformations opérées depuis. Dom Claudius VALOUR (abbé de 1959 à 1982) eut un abbatiat important: il réalisa la construction de l'hôtellerie, la restauration des lieux réguliers, ainsi que l'aménagement des Caves et de locaux pour recevoir les nombreux hôtes et retraitants de l'Abbaye.

Ce programme important de travaux a été rendu possible grâce à l'activité de la Cave. « L'œuvre du Vin de Messe» commencée en 1900 sur la propriété de Saint-Julien de Cassagnas, dans le Gard, s'est maintenant transportée à Bellegarde, zone réputée pour sa clairette, célèbre vin blanc A.O.C. A partir des raisins achetés aux viticulteurs de cette région, les Pères produisent des vins liturgiques, mais aussi leurs vins de table, leurs vins mousseux « Fleur des Neiges », ainsi que différents autres produits. C'est là le gagne-pain de la communauté, et l'origine d'un partage avec ceux qui sont dans le besoin.
Le 5 novembre 1982, Dom Pierre-Marie FAYOLLE a pris la charge de cette Communauté, pleine d'espoir en son avenir, car elle est sûre que le Dieu qui a toujours veillé sur elle poursuivra son assistance et lui maintiendra sa bénédiction.

L’ORDRE DE CÎTAUX :

L'origine de la Règle de vie vécue aujourd'hui par les Moines et les Moniales de l'Ordre de Cîteaux, et donc de N.-D. des Neiges, remonte au début de 1098, quand un groupe de 21 moines, venus de Molesmes, se retira au sud de Dijon dans un lieu inculte et peu engageant appelé Cîteaux. La règle que ces fondateurs avaient à cœur de pratiquer était celle de S. Benoît.

Le père des moines d'Occident que devint S. Benoît était né à Nurcie près de Rome, en 480. Il composa pour son monastère du Mont-Cassin une règle monastique qui devait peu à peu s'imposer au monachisme occidental tout entier.
En adoptant la Règle de S. Benoît, les premiers cisterciens entendaient remonter aux sources les plus pures de la vie monastique, et par là, à la liberté parfaite des disciples du Christ. Mais ils ne craignirent pas d'innover hardiment pour pouvoir vivre l’'intégrité et la pureté de la Règle dans les conditions concrètes du XIIème siècle.

Cîteaux, sous la dépendance directe du Pape, vit bientôt arriver en nombre des recrues attirées par la vie austère des fondateurs, où rayonnaient trois grandes figures de saints: « Robert, Albéric et Etienne ». Vers 1113 la « Charre de Charité » vit le jour; elle assignait comme fondement à la nouvelle famille monastique la charité, et mettait en place deux institutions majeures: le Chapitre Général, et la Visite Régulière des monastères.
Elle équilibrait ainsi l'autorité de l'Ordre et l'autonomie de chaque Maison. Elle fut approuvée par le Pape Calixte Il en 1120.

Au printemps de 1113, Bernard de Fontaines se présentait à Cîteaux avec quelques compagnons.

Dès 1115, le Père Abbé l'envoya diriger Clairvaux, la troisième filiale de l'Abbaye: Bernard, dès lors, devait être la « Fleur de l'Ordre »; sa personnalité s'imposa à tous. Arbitre de la Chrétienté, Prophète de l'Occident, il devient une des grandes figures du XII' siècle. Avec son culte de la Règle et de l'austérité, avec le personnage hors du commun de l'Abbé de Clairvaux, le Nouveau Monastère de Cîteaux donna une impulsion étonnante à la Vie monastique dans toute l'Europe au XII' siècle: l'Ordre Cistercien comptait 338 abbayes en 1152, et 900 au XIII' siècle. Cette rapide expansion eut des inconvénients; elle altéra le fonctionnement des structures prévues par la « Charte de Charité ».
Cette fusion si désirée que couronna bientôt la restauration de l'Ancienne Abbaye de Cîteaux, en 1898, répandit dans le monde entier l'idéal monastique que St Bernard définissait, en 1138, aux moines d'Aulps :
«L'ordonnance de notre vie, c'est l'abaissement, c'est l'humilité, c'est la pauvreté volontaire, l'obéissance, la paix, la joie du Saint-Esprit.
L'ordonnance de notre vie, c'est d'être soumis à un maître, à un Abbé, à une règle, à une discipline.
L'ordonnance de notre vie, c'est de nous appliquer au silence, de nous exercer par les jeûnes, par les prières, par les veilles, par le travail des mains; c'est surtout de prendre la voie la plus excellente, qui est la charité; c'est de faire, de jour en jour, des progrès dans toutes ces choses et d'y persévérer jusqu'à la dernière heure ».
Ce programme de S. Bernard, les abbés et les abbesses de l'Ordre, réunis en Chapitre Général (1969 et 1971), l'ont formulé pour notre temps dans la suivante « Déclaration au sujet de la vie cistercienne », qui peut promouvoir le renouveau, et une saine évolution de l'Ordre:
« Moines cisterciens, nous désirons sincèrement réinterpréter pour notre époque les traditions que nos Pères nous ont léguées ... C'est pourquoi nous tenons à faire la déclaration suivante au sujet de notre genre de vie :
A la suite des premiers Pères de l'Ordre, nous voyons dans la Règle de saint Benoît, l'interprétation concrète de l'Evangile pout nous. Pénétrés du sentiment de la transcendance divine et de la Seigneurie du Christ, qui anime toute la Règle, notre vie est entièrement orientée vers l'expérience du Dieu vivant.
Appelés par Dieu, nous Lui répondons en Le cherchant vraiment à la suite du Christ, dans l'humilité et l'obéissance.
Le cœur purifié par Sa Parole, par les veilles, les jeûnes, et par une incessante conversion de vie, nous nous disposons à recevoir de l'Esprit le don de la prière pure et continuelle.
Cette recherche de Dieu anime toute notre journée.

Celle-ci se partage entre l'Opus Dei (office choral), la Lectio Divina et le travail manuel.
Le style général de notre vie cistercienne est simple et austère, vraiment pauvre et pénitent, dans la joie de l'Esprit-Saint.

Par l'accueil et l'hospitalité, la communauté peut partager avec d'autres les fruits de sa contemplation et de son travail.
Nous poursuivons cette recherche de Dieu sous une Règle, et un Abbé, dans une communauté de charité, tour entière responsable, dans laquelle nous nous engageons par la stabilité.

La communauté vit dans un climat de silence, et de séparation du monde, qui favorise et exprime son ouverture à Dieu dans la contemplation, à l'exemple de Marie, conservant toutes choses et les méditant en son cœur !

... Par toute notre vie, nous désirons nous acquitter de la mission que l'Eglise nous confie : « Celle de témoigner clairement de la demeure qui attend tout homme dans les cieux, et de garder vivant au milieu de la famille humaine, le désir de cette demeure, rendant témoignage à la Majesté et à l'Amour de Dieu, en même temps qu'à la Fraternité de tous les hommes dans le Christ»









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mailla



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MessageSujet: Re: Cette vie si "secrète": LA VIE MONASTIQUE! :   Ven 1 Avr 2011 - 21:01

en tous cas si ça peut révéler des vocations a voir en écoutant la musique

https://www.youtube.com/watch?v=6xbH1IcS8fs
le plafond de cette chapelle ressemble beaucoup a un ange ça ressemble aussi beaucoup a l'aura humaine
mais chez nous c'est orange pas blanc mais pour ça comprendra qui pourra Smile
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