Bonjour Françoise,
J'ai lu hier soir ton message (en plusieurs fois

) et je l'ai trouvé très proche de la vérité.
Je vais donc donner mon expérience, en tant que personne dans la douleur.
je voudrais déjà dire, qu'il y a une grande différence entre la douleur, qui vient du corps, et la souffrance qui vient de l'esprit.
de ce que je connais, la douleur est une réaction à un problème physique. Le corps a un problème, qui le signal au cerveau, et celui-ci envoie un message de douleur pour éviter que l'on ce serve de l'endroit endommagé ou fatigué.
Il est vrai, qu'il y a des douleurs que l'on peu atténuer voir même disparaitre, en travaillant sur l'esprit. Mais ce n'est pas une généralité.
Personnellement, je suis dans la douleur depuis l'age de trois ans environ. De petite douleur au départ qui sont devenues plus importante en vieillissant.
Etant petit, jusqu'à l'age adulte (de croissance), j'avais des tumeurs osseuses qui poussaient très prés des articulations. Lorsque la gène ce faisait sentir, soit par des mouvements douloureux, soit par le blocage d'un nerf ou de la circulation, je me faisais retirer cette tumeur.
Celle-ci se manifestait comme un branche, plus ou moins grosse et longue, qui ce mettait à pousser. en étant adolescent, les médecins avaient fait des recherches, et m'avait dit que le problème était de l'ordre de la génétique, mais qu'ils n'arrivaient pas à donner une image à cette anomalie.
Cela occasionnait aussi une poussée différente des membres. j'ai, le côté gauche, bras et jambe plus long de sept centimètres par rapport à l'autre côté. Ce qui me provoquais une forte scoliose ce qui me donnait de forte douleur dans le dos, et très souvent des torticolies.
étant donné que le corps vie par l'esprit, celui-ci (esprit) pour éviter que cela ne soit trop grave, faisait des fuites calcique si bien qu'une simple fracture, guérissait en un an au lieu d'un mois et demi.
étant adulte, un avant mes trente ans, un chirurgien à voulu faire de moi un cobaye, en essayant un nouveau procédé d'allongement des membres.
Le procédé s'appelait "un allongement par le procédé d'illisarof.(mal écris le nom propre , mais tant pis (

)
La façon de faire, est de briser le tibia et le péroné de la jambe la plus courte, puis avec ce nouveau procédé à l'époque, d'allonger la jambe à raison d'un millimètre par jour. Cela me faisait un minimum de 70 jours d'hôpital. Le chirurgien, ne voulant pas m'écouter, car ses messieurs connaissent tout, avait oublié les fuites calciques que mon cerveau produisait.
Donc, toutes les greffes qu'il pouvait me faire, ne tenait pas, car je ne calcifiais pas. Un peu comme les chevaux
Ce médecins puis, d'autres, ont fait tous des tentatives qui ont échouées. Cela était très douloureux, un rapport médecins et moi à la limite du tortionnaire et de son client.
Au bout de deux ans, ils ont tout de même réussi a calcifiée mon tibia, mais mon péroné, à l'heure d'aujourd'hui, est toujours cassé. Cela m'a coûté, une paralysie des deux jambes, suite à une erreur chirurgicale, là où je devait être opéré par le professeur, une fois sous anesthésie, il m'a laissé à cinq de ses élèves.
Qui après m'avoir laissé des garrots pneumatiques sur les deux jambes, sans les desserrer pendant une durée de cinq heures d'opération, ont eu la cause de ma paralysie. Puis j'ai eu aussi un staphylocoque dorée dans l'os du tibia.
Mes douleurs étaient extrêmes, bien souvent, j'avais tellement mal que j'en avais du mal à respirer ! Cela a durée encore un an et demi, avant que la gangrène vienne faire son petit tour dans ma jambe.
Au départ, une infirmière venait tous les jours chez moi pour nettoyer le trou qui avait un diamètre de trois centimètres et la même en profondeur. Pour ceux qui connaisse, on mettait dans mon trou, trois feuilles de tulle gras, sans que rien ne dépasse.
Arrivé à un moment, je sentais tellement l'infirmière équerré par la vue et l'odeur de pourriture qui sortait du trou, que j'ai fini par me soigner moi-même. Il fallait que je fouille avec une compresse imbibée de je ne sais plus quelle produit, le trou que j'avais. On voyait mon muscles, et l'os de mon tibia creusé par le staphylocoque.
Au bout d'un an et demi, c'est un grand professeur de l'hôpital Bicha qui m'a sauvé la jambe. Il a pris mon tibia, lors d'une opération, me l'a coupé, et m'a enfoncé une extrémité dans le trou, afin qu'il y ai toujours du sang dans le trou, puis il m'a donné des doses massives d'antibiotiques par intraveineuse.
c'est aussi dans ses périodes là, en faisant des recherches sur les prélèvements qu'ils faisaient, qu'ils ont remarqués que j'avais aussi une autre maladie génétique, qui était un vieillissement trop rapide des os.
Pour vous dire, que tous cela n'était que douleurs, avec un peu de souffrance lorsque j'avais des crises aigüe de douleur.
Toutes ces (aventures), m'ont coûté que ma femme m'a quitté, mon employeur ma licencié car je ne participais plus à la bonne marge de l'entreprise, plus de logement car ma femme m'avait mis dehors, il ne me restait plus que mon fauteuil roulant.
C'est là, que la souffrance a pris le dessus sur la douleur qui était toujours bien présente. c'est là, que pendant presque un an, j'ai côtoyé le mal, un peu pour me venger de toute cette vie gâchée.
J'ai œuvré pour le mal, j'ai fais beaucoup de mal à beaucoup de personne, sans me rendre compte vraiment de ce que je faisais. Un jour, un ange est venue me voir chez moi, et m'a expliqué que le Divin ne m'avait pas permis de revenir sur terre après mon accident, pour faire le mal, mais plutôt pour faire le bien.
C'est ce jour là, que j'ai réalisé que pendant plus d'un an, j'avais pété les plombs.
Plus tard, je me suis remarié, et j'ai eu d'autres enfants. j'ai eu un repos d'environ deux ans. J'avais toujours mes douleurs, mais je m'étais habitué avec.
Avec tous ce que j'avais vue et entendu dans les hôpitaux, j'ai entamé une formation comme bénévole pour l'accompagnement des personnes en soins palliatif.
Un ou deux ans plus tard, la mère de ma femme avait un cancer généralisé. Ce qui fait que ma femme partait souvent pour être à son chevet, nous étions éloigné de 400km. Alors, elle partait pour une période de trois semaines minimum.
vers la fin de vie de sa mère, la tension dans sa famille était palpable. Elle m'a donc demandé de venir pour l'aider.
Ayant une grande philosophie de la vie, je servais de tampon entre les frères et la famille de ma belle-mère, et lorsque j'étais avec ma belle-mère, je tenais le rôle de bénévole comme je l'avais appris. Ce n'était pas évident, car j'étais aussi son gendre.
Après son décé, c'est moi qui est craqué par trop de pression sur mes épaules. J'ai attrapé une fibromyalgie, qui me donnais des douleurs dans toutes mes articulations, mes tendons et muscles.
Après de nombreux examens, les médecins ont découvert que je faisais aussi des pertes d'énergie au niveau du cerveau.
Aujourd'hui, je continue doucement ou plus rapidement à me détérioré. mon cerveau me tue doucement, le médecin ne sait pas s'il me reste un mois, une année ou une dizaine d'années à vivre.
je prend donc la vie telle que l'on me la donne, c'est à dire, je profite de chaque jour qui passe.
Je vous ai raconté mon histoire, pour vous dire, que l'on peu dissocier la douleur et la souffrance. Sauf dans les cas de crise aigüe.
Je bénit toutes les personnes, et la vie que j'ai eu aujourd'hui, car ils ont permis de faire de moi ce que je suis aujourd'hui, un homme comblé.
La douleur, il est vrai, est différente pour chacun de nous. Personnellement, je ne connais plus le seuil de ma douleur. J'ai une réglette chez moi, qui va de 1 à 10, qui est une échelle de douleur.
Comment donné une échelle à une douleur, lorsqu'on ne peu plus la quantifié ??
J'ai marché sur une jambe cassée pendant un mois, avant de voir mon médecin, pour lui dire que j'avais du mal à marcher !!
La douleur n'est pas quantifiable, comme le dit Françoise, elle est propre à chacun, suivant son vécu, et sa force d'esprit.
Je vous embrasse tous très fort
Je vous aime
guy
